11 juin 2009
03 juin 2009
nuevos dibujos
31 mai 2009
poco a poco...
16 mai 2009
quelques images pour la vague...
Voici quelques dessins en plus de mon projet qui avance et prend forme (une forme de livre) !
12 mai 2009
ma vie avec la vague - Octavio Paz
Voici la nouvelle que je suis en train d'illustrer, écrite par le grand écrivain mexicain Ocatvio Paz et traduite par Claude Couffon, publiée dans le recueil "sables mouvants" chez Gallimard
Je ne mets que le début ... question de droit d'auteur !!!!! (mais ça se trouve facilement et c'est un très beau texte)
"Lorsque je quittai cette mer, une vague, entre toutes, s'avança. Elle était svelte et légère. Malgré les cris des autres qui la retenaient par sa robe flottante, elle prit mon bras et me suivit, en sautant. Je ne lui dis tout d'abord rien, car je ne voulais pas lui faire honte devant ses compagnes. En outre, le regard furieux des plus grandes me paralysait. Lorsque nous atteignîmes le village, je lui expliquai que ça ne pouvait pas marcher, que la vie à la ville n'était pas ce qu'elle pensait dans son ingénuité de vague qui n'avait jamais quitté la mer. Elle me regarda, très sérieuse : non, sa décision était prise. Elle ne pouvait revenir. J'essayai la douceur, la dureté, l'ironie. Elle pleura, elle cria, elle se fit caressante, menaçante. Je dus lui demander pardon.
Le jour suivant, les difficultés commencèrent. Comment monter dans le train sans que nous voient le contrôleur, les voyageurs, la police ? Il est vrai que les règlements ne stipulent rien concernant le transport de vagues par chemin de fer; mais cette réserve ne pouvait manquer d'être un indice de la sévérité avec laquelle nous serions jugés. Après mûres réflexions, je me présentai à la gare une heure avant le départ, j'occupai ma place et alors que personne ne me voyait, je vidai le réservoir d'eau et versai à la place, avec précaution, mon amie.
Le premier incident survint lorsque les enfants d'un couple voisin déclarèrent une soif bruyante. Je m'en tirai en leur promettant des rafraîchissements et des limonades. Ils allaient accepter lorsqu'une autre personne se présenta. Je pensai l'inviter également mais le regard de son compagnon m'arrêta. La dame prit un gobelet en papier et ouvrit le robinet. A peine avait-elle empli son gobelet à demi, que je m'interposai entre elle et mon amie. La dame me regarda avec stupeur. Alors que je demandai des excuses, l'un des enfants vint ouvrir le robinet. Je le fermai avec violence. La dame porta le gobelet à ses lèvres :
– Pouah, cette eau est salée !
L'enfant lui fit écho. Quelques voyageurs se levèrent. Le mari appela le contrôleur :
– Cet individu a mis du sel dans l'eau.
Le contrôleur appela le chef de train :C'est bien vous qui avez mis quelque chose dans cette eau ?
Le chef de train appela un policier :
– C'est bien vous qui avez empoisonné cette eau ?
Le policier appela à son tour le commissaire :
– C'est vous l'empoisonneur ?
Le commissaire appela trois agents. Les agents me mirent dans un wagon seul, sous les regards et les murmures des voyageurs. A la première gare, ils me firent descendre et me bousculèrent jusqu'à la prison. Pendant plusieurs jours, nul ne m'adressa la parole, sinon au cours de très longs interrogatoires. Quand je racontais mon histoire, personne ne me croyait, pas même le gardien qui hochait la tête en disant : « Votre cas est grave, vraiment grave. Vouloir empoisonner des enfants ! ».
Un soir enfin, ils me conduisirent devant le procureur :
– Votre cas n’est pas simple, répétait-il. Je vous envoie devant le Juge pénal.
Ainsi passa toute une année. A la fin, on me jugea. Comme il n’y avait pas eu de victimes, la peine fut légère. Peu de temps après, je fus libéré.
Le Directeur de la prison me fit appeler.
– Bon, vous êtes libre. Vous avez eu de la chance…Mais n’allez pas recommencer, parce que la prochaine fois, ça vous coûtera cher !
Et il me regarda de ce même air sévère avec lequel tout le monde me regardait.
Ce même soir, je pris le train, et après quelques heures d’un voyage fatigant, j’arrivais à Mexico. Je sautai dans un taxi et me fis conduire chez moi. En arrivant à la porte de mon appartement, j’entendis des rires et des chants. J’eus une douleur dans la poitrine, comme le coup de la vague de la surprise quand elle nous frappe en plein : mon amie était là, chantant et riant comme toujours.
– Comment es-tu arrivée ?
– Très simplement : en train. Quelqu’un, après s’être assuré qu’il ne s’agissait que d’eau salée, me versa dans la locomotive. Le voyage fut agité, j’étais soudain panache blanc de vapeur, et puis je retombais en pluie fine sur la machine. J’ai pas mal maigri et j’ai perdu bien des gouttes !
Sa présence changea ma vie. Cette maison aux couloirs obscurs et aux meubles poussiéreux se remplit d’air, de soleil, de rumeurs et de reflets verts et bleus, population innombrable et heureuse toute en réverbérations et échos. Que de vagues en une vague, et comme elle peut faire d’un mur, d’une poitrine, d’un front en les couronnant d’écume, une plage, des rochers, des récifs ! Il n’était pas jusqu’aux abjects recoins de la poussière et des détritus qui ne fussent touchés par ses mains légères. Tout se mit à sourire et partout brillèrent des dents blanches. Le soleil entrait avec plaisir dans les vieilles chambres et y demeurait des heures alors qu’il avait abandonné depuis longtemps les autres maisons dans le quartier, dans la ville, dans le pays. Et plusieurs nuits, fort tard, les étoiles scandalisées le virent sortir en cachette de chez moi.
L’amour était un jeu, une création perpétuelle. Tout était plage, sable, lit aux draps toujours frais. Quand je la prenais dans mes bras, elle se redressait, toujours incroyablement svelte, comme le tronc liquide d’un peuplier ; et cette sveltesse fleurissait aussitôt en un jaillissement de plumes, en un panache de rires qui retombaient sur mes cheveux et mes épaules pour me recouvrir de blancheurs. Ou bien elle s’étendait devant moi, infinie comme l’horizon, jusqu’à ce que je me fasse moi-même horizon et silence. Pleine et sinueuse, elle m’entourait comme une musique, ou des lèvres immenses. Sa présence était un va-et-vient de caresses, de murmures, de baisers. J’entrais dans ses eaux, je me noyais à demi et, en fermant les yeux, je me retrouvais très haut, à la cime du vertige, mystérieusement suspendu, avant de tomber comme une pierre et de me sentir déposé doucement au sec, comme une plume. Rien n’est comparable à dormir bercé par ces eaux, si ce n’est de s’éveiller frappé par mille fouets joyeux et légers, mille agressions qui se retirent en riant.
Mais je n’atteignis jamais le centre, jamais je ne touchai le nœud de son être. Peut-être que chez les vagues n’existe pas cet endroit qui rend la femme vulnérable et mortelle, ce petit bouton électrique où tout se noue, se crispe et se dresse pour ensuite défaillir. Sa sensibilité, comme celle des femmes, se propageait par ondes mais excentriques et qui se répandaient chaque fois plus loin, jusqu’à atteindre d’autres astres. L’aimer, c’était se prolonger en contacts éloignés, et vibrer avec des étoiles lointaines que nous ne soupçonnons pas. Quant à son centre… Non, elle n’avait pas de centre, sinon un vide semblable à celui des tourbillons, qui m’aspirait et m’asphyxiait. "
(...)
02 avril 2009
l'homme seul et la mer
24 mars 2009
coquillages et crustacés
le scan n'a pas bien saisi, il y a deux personnages dans ce dessin !!
19 mars 2009
Quand la mer se met en colère
06 mars 2009
retour du soleil
20 février 2009
quoi, il est encore temps non ?
14 janvier 2009
on n'a jamais été aussi proche de la fin
21 décembre 2008
une fresque dans une chambre d'hotel
Petite pause chez la femme-jardin, pour réaliser ... un jardin ! enfin, une forêt, dans une chambre de l'hotel Bloom a Bruxelles. Je m'amuse !

14 décembre 2008
Une année de femme jardin
07 décembre 2008
06 décembre 2008
jeunes pousses
10 novembre 2008
recherches autour de la femme-jardin (sombres photos :(
21 octobre 2008
la femme jardin prend un bain de lait de biche
20 octobre 2008
plate-bandes
























































































